2019Revue de philosophie économiqueOpen access

A Note on Just Taxation

Susumu Morimura

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Abstract

L’imposition est l’un des principaux sujets de la théorie de la propriété des droits, mais il a pourtant été assez négligé jusque récemment. La communauté académique des philosophes avance de nos jours des arguments pour discuter avec ardeur des types d’imposition qui sont légitimes, s’il en est, et l’on doit beaucoup en ce domaine à l’ouvrage de Liam Murphy et Thomas Nagel The Myth of Ownership . Dans leur ouvrage polémique, les auteurs soutiennent qu’il n’existe pas de droit légitime permettant d’imposer par préemption ni la propriété ni les droits naturels à la propriété et que le processus d’imposition n’empiète certes jamais sur les droits de propriété, qui sont le fruit d’une institution par décret gouvernemental. Murphy et Nagel prennent pour cible principale Richard Epstein qui prône une vue libertarienne ou « libérale classique » contraire à ce propos. Epstein compare l’imposition à une expropriation publique et argumente en faveur de l’impôt sur le revenu. Nous discutons ici la thèse d’Epstein sur la propriété privée, avec laquelle nous nous trouvons en accord quoique moyennant des nuances notables. Nous examinons la théorie étatiste de la propriété de Murphy et Nagel et nous soutenons que leur égalitarisme est surtout le fait d’un présupposé. Nous concluons que l’impôt sur la propriété foncière est la forme d’imposition la plus apte à être légitimée à partir de la perspective libertarienne sur les droits naturels, plus en tous cas que l’impôt sur le revenu et que la taxe sur la valeur ajoutée, formes d’impôt qui sont les plus habituelles. Surtout, nous soutenons qu’il y a là une forme d’imposition que la Constitution du Japon autorise.

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L’imposition est l’un des principaux sujets de la théorie de la propriété des droits, mais il a pourtant été assez négligé jusque récemment. La communauté académique des philosophes avance de nos jours des arguments pour discuter avec ardeur des types d’imposition qui sont légitimes, s’il en est, et l’on doit beaucoup en ce domaine à l’ouvrage de Liam Murphy et Thomas Nagel The Myth of Ownership . Dans leur ouvrage polémique, les auteurs soutiennent qu’il n’existe pas de droit légitime permettant d’imposer par préemption ni la propriété ni les droits naturels à la propriété et que le processus d’imposition n’empiète certes jamais sur les droits de propriété, qui sont le fruit d’une institution par décret gouvernemental. Murphy et Nagel prennent pour cible principale Richard Epstein qui prône une vue libertarienne ou « libérale classique » contraire à ce propos. Epstein compare l’imposition à une expropriation publique et argumente en faveur de l’impôt sur le revenu. Nous discutons ici la thèse d’Epstein sur la propriété privée, avec laquelle nous nous trouvons en accord quoique moyennant des nuances notables. Nous examinons la théorie étatiste de la propriété de Murphy et Nagel et nous soutenons que leur égalitarisme est surtout le fait d’un présupposé. Nous concluons que l’impôt sur la propriété foncière est la forme d’imposition la plus apte à être légitimée à partir de la perspective libertarienne sur les droits naturels, plus en tous cas que l’impôt sur le revenu et que la taxe sur la valeur ajoutée, formes d’impôt qui sont les plus habituelles. Surtout, nous soutenons qu’il y a là une forme d’imposition que la Constitution du Japon autorise.

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Main findings

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Limitations

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Applications

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L’imposition est l’un des principaux sujets de la théorie de la propriété des droits, mais il a pourtant été assez négligé jusque récemment. La communauté académique des philosophes avance de nos jours des arguments pour discuter avec ardeur des types d’imposition qui sont légitimes, s’il en est, et l’on doit beaucoup en ce domaine à l’ouvrage de Liam Murphy et Thomas Nagel The Myth of Ownership . Dans leur ouvrage polémique, les auteurs soutiennent qu’il n’existe pas de droit légitime permettant d’imposer par préemption ni la propriété ni les droits naturels à la propriété et que le processus d’imposition n’empiète certes jamais sur les droits de propriété, qui sont le fruit d’une institution par décret gouvernemental. Murphy et Nagel prennent pour cible principale Richard Epstein qui prône une vue libertarienne ou « libérale classique » contraire à ce propos. Epstein compare l’imposition à une expropriation publique et argumente en faveur de l’impôt sur le revenu. Nous discutons ici la thèse d’Epstein sur la propriété privée, avec laquelle nous nous trouvons en accord quoique moyennant des nuances notables. Nous examinons la théorie étatiste de la propriété de Murphy et Nagel et nous soutenons que leur égalitarisme est surtout le fait d’un présupposé. Nous concluons que l’impôt sur la propriété foncière est la forme d’imposition la plus apte à être légitimée à partir de la perspective libertarienne sur les droits naturels, plus en tous cas que l’impôt sur le revenu et que la taxe sur la valeur ajoutée, formes d’impôt qui sont les plus habituelles. Surtout, nous soutenons qu’il y a là une forme d’imposition que la Constitution du Japon autorise.

Key concepts: Humanities, Philosophy, Political science

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