2005Revue française de gestionOpen access

Stakeholderset capital social

Jérôme Ballet

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Abstract

Le concept de stakeholders, malgré plus d'une décennie de travaux, reste encore mouvant.Plus récemment le concept de capital social a pris lui aussi de l'ampleur dans le domaine de la gestion.L'objet de cet article est de proposer une première articulation entre ces deux concepts.Plusieurs conséquences en sont tirées.Tout d'abord, le capital social est hétérogène du fait de la pluralité des stakeholders.Ensuite, cette hétérogénéité des stakeholders est associée à une pluralité d'intérêts et de valeurs.Enfin, de ce fait, l'entreprise se trouve face à un problème de gestion de ses engagements et relations qui exige un mode de gouvernance adapté.L e capital social comme les parties prenantes sont deux concepts particulièrement en vogue actuellement.Il semble pourtant que les analyses cherchant à les intégrer dans le cadre stratégique de l'entreprise n'aient pas encore suffisamment réfléchi aux liens qui s'établissent entre ces deux concepts.Si l'intégration des deux concepts reste largement à faire, l'étude des effets positifs du capital social est-elle largement entamée.L'intérêt de son intégration dans le cadre de la théorie des parties prenantes peut alors être envisagé.Ici, trois facteurs essentiels sont mis en avant : la loyauté, la confiance et la réputation.Cependant, le capital social ne produit pas que des effets positifs.Par ailleurs, du fait de la multiplicité des parties prenantes, il ne peut être qu'hétérogène.L'hétérogénéité du capital social implique alors des divergences d'intérêts et de point de vue qu'il convient de gérer.Ainsi, contrairement à l'idée qu'un accroissement du capital social produit un avantage compétitif, il est montré ici qu'un tel accroissement accentue l'hétérogénéité et de ce fait réduit la cohérence stratégique de l'entreprise.Le management du capital social consiste à gérer les tensions des engagements envers les parties prenantes, oblige à définir des priorités et suppose un mode de gouvernance approprié.Une stratégie de développement du capital social n'est alors en rien nécessairement bénéfique GOUVERNANCE PAR JÉRÔME BALLET Stakeholders et capital social

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Le concept de stakeholders, malgré plus d'une décennie de travaux, reste encore mouvant.Plus récemment le concept de capital social a pris lui aussi de l'ampleur dans le domaine de la gestion.L'objet de cet article est de proposer une première articulation entre ces deux concepts.Plusieurs conséquences en sont tirées.Tout d'abord, le capital social est hétérogène du fait de la pluralité des stakeholders.Ensuite, cette hétérogénéité des stakeholders est associée à une pluralité d'intérêts et de valeurs.Enfin, de ce fait, l'entreprise se trouve face à un problème de gestion de ses engagements et relations qui exige un mode de gouvernance adapté.L e capital social comme les parties prenantes sont deux concepts particulièrement en vogue actuellement.Il semble pourtant que les analyses cherchant à les intégrer dans le cadre stratégique de l'entreprise n'aient pas encore suffisamment réfléchi aux liens qui s'établissent entre ces deux concepts.Si l'intégration des deux concepts reste largement à faire, l'étude des effets positifs du capital social est-elle largement entamée.L'intérêt de son intégration dans le cadre de la théorie des parties prenantes peut alors être envisagé.Ici, trois facteurs essentiels sont mis en avant : la loyauté, la confiance et la réputation.Cependant, le capital social ne produit pas que des effets positifs.Par ailleurs, du fait de la multiplicité des parties prenantes, il ne peut être qu'hétérogène.L'hétérogénéité du capital social implique alors des divergences d'intérêts et de point de vue qu'il convient de gérer.Ainsi, contrairement à l'idée qu'un accroissement du capital social produit un avantage compétitif, il est montré ici qu'un tel accroissement accentue l'hétérogénéité et de ce fait réduit la cohérence stratégique de l'entreprise.Le management du capital social consiste à gérer les tensions des engagements envers les parties prenantes, oblige à définir des priorités et suppose un mode de gouvernance approprié.Une stratégie de développement du capital social n'est alors en rien nécessairement bénéfique GOUVERNANCE PAR JÉRÔME BALLET Stakeholders et capital social

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Le concept de stakeholders, malgré plus d'une décennie de travaux, reste encore mouvant.Plus récemment le concept de capital social a pris lui aussi de l'ampleur dans le domaine de la gestion.L'objet de cet article est de proposer une première articulation entre ces deux concepts.Plusieurs conséquences en sont tirées.Tout d'abord, le capital social est hétérogène du fait de la pluralité des stakeholders.Ensuite, cette hétérogénéité des stakeholders est associée à une pluralité d'intérêts et de valeurs.Enfin, de ce fait, l'entreprise se trouve face à un problème de gestion de ses engagements et relations qui exige un mode de gouvernance adapté.L e capital social comme les parties prenantes sont deux concepts particulièrement en vogue actuellement.Il semble pourtant que les analyses cherchant à les intégrer dans le cadre stratégique de l'entreprise n'aient pas encore suffisamment réfléchi aux liens qui s'établissent entre ces deux concepts.Si l'intégration des deux concepts reste largement à faire, l'étude des effets positifs du capital social est-elle largement entamée.L'intérêt de son intégration dans le cadre de la théorie des parties prenantes peut alors être envisagé.Ici, trois facteurs essentiels sont mis en avant : la loyauté, la confiance et la réputation.Cependant, le capital social ne produit pas que des effets positifs.Par ailleurs, du fait de la multiplicité des parties prenantes, il ne peut être qu'hétérogène.L'hétérogénéité du capital social implique alors des divergences d'intérêts et de point de vue qu'il convient de gérer.Ainsi, contrairement à l'idée qu'un accroissement du capital social produit un avantage compétitif, il est montré ici qu'un tel accroissement accentue l'hétérogénéité et de ce fait réduit la cohérence stratégique de l'entreprise.Le management du capital social consiste à gérer les tensions des engagements envers les parties prenantes, oblige à définir des priorités et suppose un mode de gouvernance approprié.Une stratégie de développement du capital social n'est alors en rien nécessairement bénéfique GOUVERNANCE PAR JÉRÔME BALLET Stakeholders et capital social

Key concepts: Social capital, Business, Sociology, Social science

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